Tu już całość (za: François Bédarida: La stratégie secrète de la drôle guerre. La Conseil Suprême Interallié. Septembre 1939 - Avril 1940. Paryż 1979)
CONCLUSIONS
ABBEVILLE, 12 SEPTEMBRE 1939
1. Le Conseil enregistre avec satisfaction :
a) que, tant en France qu'en Grande-Bretagne, l'opinion publique est en complet accord avec le gouvernement de son pays ;
b) que, dans les deux pays, on estime que les Alliés ne seraient en mesure de négocier la paix qu'avec un gouvernement sur la parole duquel on puisse se reposer ;
c) que la solidarité franco-britannique n'a jamais été plus solide qu'à l'heure présente.
2. Le Conseil est mis au courant des mesures prises dans les deux pays en vue de mobiliser l'ensemble de leurs ressources industrielles pour la continuation de la guerre. Il a été insisté sur la nécessité d'une action coordonnée des deux gouvernements dans ce domaine.
3. En ce qui concerne les opérations militaires à conduire par les Alliés, on est d'accord pour estimer que :
a) le temps joue en faveur des Alliés ;
b) des opérations offensives de grande envergure ne doivent pas être entreprises par les armées alliées sur le front occidental à l'ouverture des hostilités ;
c) les forces aériennes des Alliés doivent s'abstenir pour le moment d'attaquer des objectifs situés en Allemagne, eu égard au risque encouru de faire des victimes parmi les populations civiles ; mais que des représailles immédiates doivent être exercées dans le cas où des forces aériennes allemandes se livreraient à des attaques de cette nature en France ou en Grande-Bretagne ;
d) les Alliés ne peuvent rien pour empêcher l'invasion de la Pologne ;
e) en dépit de ce qui est dit au paragraphe ci-dessus, il importe de main-tenir si possible en existence un front polonais ; et qu'à cette fin les Alliés doivent faire de leur mieux pour envoyer du matériel de guerre en Pologne à travers la Roumanie.
4. Le Conseil est d'accord pour estimer qu'il est très important, du point de vue militaire, que l'Italie reste neutre, et que, par conséquent, elle demande à être traitée avec beaucoup de prudence. Il est porté à sa connaissance que c'est pour cette raison que le gouvernement britannique a refusé d'introduire dans le projet de traité anglo-turc des termes qui puissent faire naître l'impression que le traité soit particulièrement dirigé contre l'Italie.
5. Le Conseil enregistre que la France, comme la Grande-Bretagne, ont toutes deux entamé des négociations commerciales avec l'Italie.
6. Le Conseil discute l'attitude des différents pays balkaniques, et insiste sur la nécessité de s'assurer que la Turquie est du côté des Alliés.
7. Le Conseil est informé que la mission du général Weygand en Proche-Orient a pour but d'étudier les dispositions à prendre sur le front balkanique pour faire face aux deux éventualités d'une intervention italienne ou d'une avance allemande à travers les Balkans. On fait ressortir combien il est important que ces sûretés soient prises sans paraître au grand jour et ne puis-sent pas être considérées par l'Italie comme dirigées contre elle.
8. Le Conseil est d'accord pour estimer que l'Espagne, malgré son orientation vers l'Italie, restera probablement neutre.
9. Le Conseil est tenu au courant de l'arrivée des troupes britanniques en France conformément au plan établi. On souligne à nouveau l'intérêt qu'il y a à éviter des opérations de grande envergure sur le front occidental avant le printemps ; à cette époque, les forces britanniques et françaises seront beaucoup plus avancées dans leur préparation.
10. Le Conseil enregistre avec satisfaction que les pertes dues à la guerre sous-marine n'ont pas été aussi lourdes qu'on aurait pu le craindre et que la défense s'organise progressivement contre cette menace.
11. Le Conseil est informé du bon fonctionnement des liaisons établies entre les forces françaises et britanniques.
Au terme de la réunion, la rédaction d'un communiqué destiné à la presse a été discutée. Une copie de la version britannique, publiée après le retour du Premier ministre à Londres, est jointe en annexe.
Nas najbardziej interesuje punkt 3., roztrząsany już tutaj: viewtopic.php?f=9&t=7324&st=0&sk=t&sd=a&hilit=abbeville&start=325#p1305336
Przy okazji, fragmencik z protokołu posiedzenia:
URSS
Il eût malgré tout été préférable que l'URSS vînt au secours de la Pologne, notamment par son aviation, qui est puissance.
M. Chamberlain n'a jamais eu grande confiance dans la puissance offensive de l'URSS.
a po angielsku (Babelifishem):
USSR
It in spite of had very been preferable that the USSR assisted from Poland, in particular by its aviation, which is power. Mr. Chamberlain never had great confidence in the offensive power of the USSR.
Otóż, skoro jeszcze 12 września panowie* poważnie rozpatrują możliwość udzielenia pomocy Polsce przez ZSRR, to znaczy, że sowiecka inwazja z 17 września nie ma nic do rzeczy w kwestii wstrzymania alianckiej (francuskiej) ofensywy.
Przypominam, że decyzję Gamelin podjął rano 12 września, przed posiedzeniem Rady. Rada tylko tę decyzję "przyklepała" od strony politycznej.
*Uczestnicy posiedzenia:
GB: N. Chamberain, lord Chatfield, gen. maj. Ismay, A.N. Rucker, kmdr. A.W. Clarke, W.G. Lawford
Francja: E. Daladier, gen. Gamelin, gen. Jamet, gen. Decamp, kpt. Silhol







